Publié le 13/11/2009 à 22:34 par barter
Le consommateur du XXIe siècle n’est pas du tout compréhensif à l’égard du marketing, nous mettant toujours en conflit avec nos supérieurs, qui à leur tour rentrent dans leurs petits souliers face aux actionnaires.
Je vous assure, il est trop compliqué, court après le prix le plus bas, court après l’hyperchoix, déconsomme, est alterconsommateur, est vraiment infidèle et versatile, n’est même pas capable de comprendre le produit…
Voir la suite : http://www.distripedie.com/distripedie/spip.php?article35
Mais le marketeur est très fort, jamais découragé, jamais à cours d’idées, tout pour accrocher le consommateur, ciblé, qualifier, segmenté et même "one to oné". Le
street marketing en est une parfaite illustration. Botte sécrète, il se décline par des actions en rue ou encore via des vidéos sur internet ou à la télévision en diffusant un large appel au public. Il fait généralement appel à des hôtesses et hôtes (trooper) ou encore des campagnes d'affichages, légales ou sauvages.
Selon le penseur chinois Conficius "une image vaut mille mots."
Voir d'autres billets sur : http://dioula.blogspot.com/
Publié le 14/09/2009 à 20:41 par barter
Le master est un diplôme
Le diplôme (grec ancien :δίπλωµα, diploma signifiant « plié en deux ») est un acte écrit émanant généralement d'un organisme officiel, conférant ou attestant d'un droit (patente, bulle), d'un titre (nobiliaire, professionnel), d'un honneur(décoration, prix) ou d'un grade (enseignement).
A ce titre, le diplôme certifie un niveau de connaissances (ou de compétences, pour les diplômes professionnels) que l'on reconnaît acquis après des études et la réussite à un examen, soit par équivalence dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Le terme master signifie "maître" en anglais. À cause de l'influence de l'anglais dans l'enseignement supérieur, un certain nombre de pays non-anglophones ont introduit dans leur langue le mot "master" ou "master's degree" pour renommer des grades ou diplômes préexistant ou bien pour nommer de nouveaux diplômes. Ceci s'est fait parfois en conservant le terme "maîtrise" comme intitulé d'autres diplômes.
Les DEA, DESS, laissent la place
DEA, DESS, maitrise, licence, DEUG l’époque de ces diplômes semble aujourd’hui révolu. Bienvenu aux concepts anglo-saxons dont le plus connu est le célèbre master.
Entre les masters universitaires, les mastères spécialisés, le master recherche ou professionnel, le MBA, avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin. Plus qu’une question de sémantique, ces diplômes ou labels sanctionnent tous une formation de haut niveau. Mais ils n’affichent pas la même ambition et se distinguent par leur nature, leur recrutement et l’origine de leurs étudiants. Quand à Mastères, c'est simplement la francisation du terme Master.
Grade de l’enseignement supérieur, le master s’inscrit dans la démarche de l’harmonisation des diplômés, soit le LMD : L pour licence, M pour master, D pour doctorat. Le grade de master rassemble sous une appellation unique un ensemble de diplômes qui confèrent à son titulaire le grade de master (bac+5 en l’occurrence) ou de titres de même niveau.
Le master recherche est le digne héritier du diplôme d’étude approfondi (DEA), antichambre du doctorat et le master professionnel celui du diplôme d’étude supérieur spécialisé (DESS). Le master professionnel a pour vocation d’octroyer aux diplômés une qualification reconnue, une double compétence ou une spécialisation dans un domaine donné. Certains DESS s’étaient taillé une forte réputation auprès des recruteurs et cela ne risque pas de changer. Désormais, il conviendra de parler de MII. Diplômes universitaires par excellence, les masters recherche et professionnels se préparent à l’université mais aussi au sein des écoles d’ingénieurs ou de commerce.
Les Mastères Spécialisés, appelés plus communément MS, est un label a été créé par la Conférence des Grandes Ecoles. Les MS font de plus en plus parler d’eux ont pour
vocation première d'apporter une spécialisation de haut-niveau à des titulaires d’un bac+5, voire à des bac+4 dans certains cas spécifiques.
Le Master of Business Administration ou MBA, est le diplôme international d'études supérieures du plus haut niveau dans le domaine de la conduite globale des affaires : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management. A vocation non académique mais de conduite des affaires en entreprise, le MBA n'est pas un Doctorat ni un PhD. Il est différent du diplôme Master en Administration des Affaires.
L'Executive MBA a été au départ créé pour les seniors par l'Université de Chicago en 1943. Ces programmes destinés à des cadres supérieurs et à des dirigeants demandent une expérience significative en management et business. Les programmes d'Executive MBA s'adressent ainsi à des professionnels ayant un minimum de 8 ans d'expériences. En Europe, l'expérience moyenne des participants aux programmes les plus prestigieux (IMD - Lausanne, HEC - Paris) avoisine les 15 ans. Les cours d'Executive MBA se déroulent en temps partagés sur une durée variant généralement entre 16 et 24 mois. Souvent organisés en partenariat avec d'autres institutions internationales les programmes proposent fréquemment des séminaires à l'étranger. Certaines institutions offrent même un double diplôme permettant notamment l'accès aux associations d'anciens des deux universités. En quelques années, le succès des formations Executives n'ont cessé de gagner du terrain sur le créneau de la formation professionnelle en management.
Le diplôme est très important à plus d'un titre :
• il constitue avant tout une sorte de "passeport d'entrée" dans la vie professionnelle ;
• il peut servir de faire valoir en société: le diplôme à usage mondain...qui donne un certain crédit à ses dires et une position sociale ;
• il peut servir à exercer un travail en rapport avec sa formation ;
• il peut n’avoir qu’une valeur purement affective et morale: se dire qu'on a été capable de relever un défi et de rendre fier ses parents, remporter une victoire sur un destin annoncé ;
• il peut n’est ni un gage d'intelligence, ni un gage de savoir ;
"Je préfère un autodidacte ou un expérimenté, c'est beaucoup plus concret...à un blanc bec diplômé!" A ce sujet, Doug Larson disait "l'ennui avec l'expérience, c'est qu'elle n'est pas sanctionnée par des diplômes".
Pour aller plus loin : Trucs Astuces
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Publié le 17/08/2009 à 19:33 par barter
Babylone et son roi
Babylone était une ville-état de l'ancienne Mésopotamie, parfois considéré comme un empire, dans l'actuelle Al Hillah, à environ 85 kilomètres au sud de Bagdad.. Il est considéré comme l'une des premières civilisations de la planète.
Hammurabi, ou Hammourabi, Hammu-rapi ou Khammurabi, fut le sixième roi de Babylone, de 1792 av. J.-C., jusqu’à sa mort, vers 1750 av. J.-C. Son règne fut l’un des plus longs de l’antiquité du Proche-Orient et l'un des plus prestigieux par l'ampleur de son œuvre politique et législative.
Le Code d'Hammurabi
Le Code d'Hammurabi est l'un des plus anciens textes de loi qui nous soit parvenu, le premier quasiment complet.
Ce texte, s'il contient une certaine organisation n'est pas à proprement parler juridique mais plutôt légal. Il est catégorisé comme « préjuridique » car même si certaines catégories existent déjà (comme la notion de voleur), d'autres notions qui nous sont fondamentales aujourd'hui ne sont pas développées (comme le vol). Des règles juridiques existent mais il n'existe pas encore de théorie juridique ou de doctrine. Il faudra attendre la Rome antique pour voir apparaître les premières théories du droit et de la justice.
Le code Hammurabi n'est pas seulement une œuvre exceptionnelle par sa conservation mais aussi par son contenu qui a été réutilisé pendant plus de 1 000 ans1.
Les différents articles
Les différents « articles » du Code d'Hammurabi, fixent différentes règles de la vie courante. Les lois qui y sont rassemblées touchent aux apports qui unissent les groupes sociaux, la famille, l’armée, la vie religieuse et la vie économique. Elles ont toujours trait à des situations très précises concernant les vols, les prêts, les honoraires, les contrats, les fermages, les débiteurs insolvables, les esclaves fugitifs, le statut de la femme. Il n’y a pas d’idée générale ni de concepts abstraits exprimés pour justifier telle ou telle disposition, il n’y a pas non plus d’ordre logique dans la présentation.
Les « articles » régissent notamment :
la hiérarchisation de la société : trois groupes existent, distingués par leur honorabilité, en premier l' awīlum, homme libre vivant dans la sphère du palais et travaillant pour l'administration royale, puis le muškēnum, homme libre travaillant dans le cadre communautaire, et enfin le wardum, esclave. ;
une certaine « protection sociale » : un esclave ne doit en aucun cas être séparé de sa femme et de ses jeunes enfants ;
les prix : il s'agit plus de la fixation d'un « juste prix » indicatif, que d'un prix obligatoire imposé par le pouvoir ; on peut voir dans le Code que les honoraires des médecins varient selon que les soins donnés s'adressent à un homme libre ou à un esclave ;
les salaires : ils varient selon la nature des travaux réalisés ; là encore il s'agit plutôt d'un salaire indicatif, non impératif ;
la responsabilité professionnelle : un architecte qui a réalisé une maison qui s'est effondrée sur ses occupants et ayant causé la mort du propriétaire, on tuera l'artisan. Si c'est le fils du propriétaire qui est tué, on tuera le fils de l'artisan. Si c'est une esclave du propriétaire qui est tué, l'artisan devra lui fournir un nouvel esclave.
le fonctionnement judiciaire : la justice est rendue par des tribunaux et il est possible de faire appel auprès du roi, les décisions doivent être écrites ; la recherche du témoignage est à la base de la sentence prise par le juge et l’on n’a recours aux procédés magiques, telle l’ordalie, que lorsque la vérité paraît insaisissable ;
les peines : toute une échelle des peines est inscrite suivant les délits et crimes commis. La Loi du Talion est la base de cette échelle : qui porte préjudice en doit réparation à proportion de celui-ci.
Le code d'Hammourabi source du droit commercial
Certains auteurs lui donnent une définition restrictive: "Le droit commercial international s'attache à l'étude des règles appelées à régir les relations économiques internationales qui se nouent entre opérateurs individuels, c'est-à-dire entre entreprises" Cette présentation suscite une question qui concerne d'abord l'origine disciplinaire du droit international commercial ainsi que sa place par rapport aux autres branches issues du droit international.
En effet, le droit commercial remonte au Code d’Hammourabi, donc depuis l'antiquité. Il prend de l'importance dans le droit romain qui est marqué par le corporatisme. Le moyen âge est marqué par les foires qui regroupaient les commerçants de plusieurs villes et qui ont favorisé l'émergence de règles et la création de juridiction spécialisées. L'Église après s'être opposée au commerce, va tenter de le concilier avec les prescriptions religieuses en autorisant par exemple le paiement pour le change.
Sources :
* http://www.louvre.fr/
* www.historyofscience.com
Publié le 25/03/2009 à 12:00 par barter
Le vilain caméléon.
Le caméléon est un animale bénéficiant de peu d’estime des humains et être traité de « caméléon » est un concentré de préjugés néfastes.
En effet, être caméléon, c’est être changeant, hypocrite, opportuniste, versatile, lunatique, capricieux, fantasque…
Etre caméléon, c’est ne pas pouvoir se concentrer sur quelque chose de précis, c’est vouloir une chose et son contraire, c’est être envieux, capricieux, distrait, étourdi…
Etre caméléon, c’est avoir la langue pendue, la parole peut sure, c’est de piquer la part des autres…
Etre caméléon, c’est camper sur sa position comme un âne têtu, c’est faire un pat en avant deux en arrière, c’est être hésitant, basculant, boiteux, branlant, défaillant, faiblissant, flageolant, instable, oscillant, tanguant, titubant, vacillant…
Le caméléon est un très grand professeur.
Regardez-le.
Quand il prend une direction, il ne tourne jamais la tête. Faites comme lui. Ayez un objectif dans la vie et que rien ne vous en détourne.
Le caméléon ne tourne pas la tête mais c’est son œil qu’il tourne. Il regarde en haut, en bas. Cela veut dire : informez-vous. Ne croyez pas que vous êtes le seul sur la terre.
Quand il arrive dans un endroit, il prend la couleur du lieu. Ce n’est pas de l’hypocrisie. C’est d’abord de la tolérance et puis du savoir-vivre. Se heurter les uns les autres n’arrange rien. Jamais rien n’a été construit dans la bagarre. Il faut toujours chercher à comprendre l’autre. Si nous existons, il faut admettre que l’autre existe.
Si le caméléon avance, il lève un pied. Il balance ? Cela s’appelle de la prudence dans la marche.
Pour se déplacer, il accroche sa queue ainsi si ses pieds s’enfoncent, il reste suspendu. Cela s’appelle assurer ses arrières. Ne soyez donc pas imprudent.
Lorsque le caméléon voit une proie, il ne se précipite pas dessus mais il envoie sa langue. Si sa langue peut lui ramener, elle lui ramène. Sinon, il a toujours la possibilité de reprendre sa langue et d’éviter le mal. Allez doucement dans tout ce que vous faites.
Propos de Amadou HAMPATE BA
Article complet sur Trucs Astucs entrepreneuriat international.[url] [/url]
Publié le 17/03/2009 à 12:00 par barter
L’idéal pour Coca Cola, et Peugeot serait d’offrir autant de produits différents qu'il y ait de clients individuellement pris. C'est-à-dire, offrir à chaque client un produit "personnalisé". Ainsi chacun aura son Coca breuvage selon ses attentes, ses convictions, et même ses caprices : vert (du foncé au jaunissant) pour les âmes écologistes, au miel ou à la vanille pour nous rapprocher de la campagne, au jinjinbre pour éveiller les sens, ou panaché au whisky pour faire court.
Mais comme cela n’est pas encore tout à fait possible, les analystes marketing développent des méthodes pour essayer d'offrir au mieux des produits personnalisés à différents groupes de consommateurs présentant des caractéristiques communes : habitats, comportements, motivations, attentes, style de vie… Cela est la segmentation : une technique de découpage du marché consistant à isoler des groupes de consommateurs de façon homogène selon des critères spécifiques (caractéristiques démographiques, économiques, comportementale, psychographiques, habitudes d’achat…). Cet action est appelée segmentation consommateurs par opposition à la segmentation produit qui elle, segmente les vente d’un produit générique en sous-groupe par exemple : automobile peut être subdivisé en véhicules de tourisme, véhicules utilitaires, véhicules tous terrains (4X4), trucks etc.
Segmenter c’est découper un marché trop hétérogène pour les capacités de l’entreprise afin de regrouper les éléments en groupes homogènes, permettant ainsi à l’entreprise de proposer des offres adaptées aux besoins de chaque groupe ou de se concentrer sur un groupe de façon rentable. La segmentation permet l’adéquation entre capacité de l’offreur et attentes des consommateurs.
L'entreprise exportatrice adopte la segmentation lorsqu'elle souhaite maitriser au mieux sa stratégie commerciale sur le marché cible. Cette option permet aussi bien de vendre de façon optimale que de créer et y développer des réseaux commerciaux. Les marchés sont fonctions des pays et ou des offres. Ils sont de tailles très divers allant de la niche (organes humains pour les greffes, des jumelles à vision nocturne destinée à l'armée et à la sécurité, Tenders consulting...) au gigamarché (marché du riz, du café...).
L’environnement des entreprises surtout celle de PME et plus encore les entreprises naissantes, se caractérisent par des incertitudes certaines, une concurrence féroce et volatilité des clients. Une des options stratégiques dans le cadre d’une démarche internationalisation est d'attaquer les différentes niches de marché auxquels l’entreprise peut accéder (technologiquement, financièrement, géographiquement et même légalement), et satisfaire les besoins de la niche. La stratégie de niche, également appelée stratégie de focalisation est une approche basée sur le choix de l'entreprise exportatrice de se concentrer sur une cible particulière de la clientèle potentielle du domaine d'activité ciblé. Volontairement, l'entreprise décide de se « focaliser » sur un segment de clients, d'où l'appellation « stratégie de focalisation ».
Extrait de "la segmentation comme stratégie du commerce extérieur" (http://dioula.blogspot.com)
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par barter
La nomenclature tarifaire et statistique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est la colonne vertébrale de la catégorisation. Les autorités communautaires ont adopté la nomenclature tarifaire de la CEDEAO, à huit (8) chiffres, fondée sur la nomenclature du système harmonisé de classification des marchandises (SH).
Mais dans le souci de répondre aux contingences et aux spécificités de l’Union, cette nomenclature a été étendue à dix (10) chiffres. Cette extension à dix (10) chiffres répond essentiellement au souci de favoriser l’industrie, particulièrement certains intrants, en leur affectant une fiscalité appropriée.
Cette nomenclature à dix (10) chiffres a servi de support pour les travaux de catégorisation des produits adoptés le 03 juillet 1998. Ces travaux de catégorisation sont un exercice redouté par les administrations nationales à cause des enjeux, des exigences de l’OMC et des intérêts en jeu. Ils deviennent encore plus difficiles lorsque l’exercice concerne plusieurs Etats ayant des structures économiques différentes, des priorités parfois contraires, et des niveaux de développement non uniformes.
L'annexe au Règlement n° 09/2001/CM/UEMOA du 26 novembre 2001 portant adoption du Code des douanes de l'UEMOA, distingue dans le régime douanier:
- la mise à la consommation ;
- l'exportation ;
- le transit ;
- l'entrepôt de douane ;
- l'admission temporaire ;
- l'usine exercée ;
- l'exportation préalable ;
- le drawback;
- l'importation et l'exportation temporaires ;
- la réexportation ;
- et tout autre régime autorisé.
(Ces points seront traités dans un poste sur les régimes économiques en douane).
Les principes de classification des produits en catégories
La classification des produits en catégories se fait selon le degré de transformation du produit qui est le critère principal, le caractère social du produit et la notion de première nécessité ou bien d’équipement,
Un critère principal : Le degré de transformation du produit
Ce critère fait en sorte que les produits finis reçoivent une fiscalité supérieure ou égale à celle des produits semi-finis et ces derniers une fiscalité supérieure ou égale à celle des matières premières.
En effet, l’efficacité qu’on peut attendre du TEC pour la protection effective de la production régionale dépend en grande partie de la façon dont cette protection sera modulée selon les besoins de chaque secteur d’activité.
Il y a la nécessité de créer un différentiel de taxation entre les produits. La grande difficulté rencontrée dans l’application de ce critère a résidé dans le fait que certains produits ont un double caractère : ils peuvent en même temps être considérés comme des produits finis ou comme des intrants d’autres productions (le sucre, sel par exemple).
D’une façon générale, ces cas ont été résolus par des éclatements de positions tarifaires. Il est également convenu que les entreprises qui auraient des intrants dans cette situation pourraient avoir recours à des régimes suspensifs.
Des critères accessoires : le caractère social du produit et la notion de première nécessité ou bien d’équipement
Il y a en outre d’autres critères: valeur sociale d’un produit, produits de première nécessité, et équipements ou intrants ne pouvant être produits par les pays membres de l’UEMOA à court ou moyen terme.
Ces critères ont été guidés par le souci de :
• conférer aux produits finis obtenus dans l’Union une protection adéquate ;
• contribuer à l’intensification des échanges intracommunautaires ;
• permettre aux populations de l’Union de disposer, à moindre coût, de biens sociaux ;
• permettre aux entreprises de l’Union d’acquérir à moindre coût les intrants, non susceptibles d’être produits dans la zone, dans le court et moyen terme.
La catégorisation ainsi réalisée aux mois de mai 1998 n’est pas statique, elle est susceptible de modification en fonction des besoins pertinents exprimés par les Etats.
En fait un tarif douanier dans ses deux (2) composantes (nomenclature et fiscalité) est un instrument de politique économique vivant.
source:
http://dioula.blogspot.com/
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Publié le 22/01/2009 à 12:00 par barter
Le traité de l’UEMOA a fixé à l’article 4-c parmi les objectifs assignés à l’Union, la réalisation du marché commun, dont l’union douanière est une étape. Cette union ne peut se réaliser sans l’unicité du tarif dans les huit (8) Etats membres (3 509 600 km², 80 340 000 habitants, soit 30% de la population de l'Afrique de l'Ouest).
L’union douanière, faut-il rappeler, est une zone de libre-échange dotée d’un tarif extérieur commun. C’est le tarif extérieur commun qui transforme une zone de libre-échange en union douanière. L’union douanière est un espace économique caractérisé par :
• la libre circulation des marchandises entre les Etats membres de l’Union ;
• l’existence d’un tarif extérieur commun.
L’expression Tarif Extérieur Commun traduit donc l’application, au sein des Etats membres d’une union douanière, d’un même tarif aux marchandises originaires des pays tiers.
Il ressort de cette définition deux conséquences ; d’une part, les Etats membres de l’union douanière adoptent une même Nomenclature Tarifaire et Statistique (NTS) c’est-à-dire, un même système de désignation et de codification des marchandises, et d’autre part, appliquent aux marchandises originaires des pays tiers, les mêmes droits de douane (ou de droits de porte ou droits d’entrée). Le nouveau tarif qui doit régir désormais les relations entre les Etats entraîne le déplacement du cordon douanier.
Le TEC de l’UEMOA est donc le tarif des huit (8) Etats membres appliqué aux marchandises originaires des pays non membres comme le Gabon, la Chine, les USA ou l’Espagne etc. Il vient se substituer aux divers tarifs nationaux.
Une fois le TEC défini, on peut s’interroger sur les objectifs qui lui sont assignés?
Avant toute élaboration d’un Tarif Extérieur Commun, il convient que les Etats membres d’une union douanière définissent une politique tarifaire commune, en commençant par arrêter les objectifs qui lui sont assignés.
En effet, au niveau national la politique tarifaire vise des objectifs divers et parfois contradictoires :
• augmentation des recettes fiscales ;
• protection de la production nationale;
• équilibre de la balance des paiements;
• modification de la structure de la consommation …
Du fait de l’impossibilité de les prendre tous en considération dans le cadre d’une union douanière, il est indispensable de préciser les objectifs visés au niveau communautaire en laissant de côté ceux qui peuvent être atteints plus efficacement par d’autre instruments.
Les objectifs assignés au TEC de l’UEMOA se manifeste à travers :
• la simplification des systèmes tarifaires en vigueur dans l’Union (face justement à la prolifération des droits et taxes, à une différenciation tarifaire excessive, au niveau relativement élevé de la fiscalité globale) ;
• l’ouverture de l’Union sur l’économie mondiale (vu la faible dimension économique de l'Union qui limite les possibilités d'un développement autocentré) ;
• la protection de la production communautaire (protection effective positive par des tarifs nominaux bas sur les intrants) ;
• la lutte contre les détournements de trafic (l'existence de tarifs non uniformes entre les États membres crée des distorsions dans la concurrence avec le risque que les exportateurs de pays tiers fassent entrer leurs produits dans l'Union par le pays à tarif extérieur le moins élevé pour les réexporter par la suite vers les pays à tarif extérieur plus élevé [avec le problème de contrôle de l'origine des produits que cela pose]).
Le TEC de l’UEMOA est un instrument d’intégration entre les mains des acteurs économique de la zone. Dans les articles à venir nous allons décrire son fonctionnement.
Publié le 19/01/2009 à 12:00 par barter
La Chine se fout de l'Union européenne... (http://www.fonjallaz.net/blog/UE-La-Chine-fait-la-loi.html).
Arrêt momentané de la délivrance des licences d'exportation de certains produits textiles pour l'Europe. (http://french.peopledaily.com.cn/Economie/3698980.html).
L'impact du démantèlement de l'accord multifibre et les perspectives de développement du secteur textile et habillement en Tunisie, Maroc, Egypte et Jordanie. (http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/).
Les USA multiplie par trois les droits de douanes sur le Rochefort (RFI du 16 janvier 2009).
Ces articles vous rappellent sans doute la panique provoqué en 2005 par la déferlante du textile chinois dans le monde. Même s’il y a déjà 4 ans de cela, les termes quotas, contingentement, normes et les labels, continuent de sonner dans nos têtes. Et, même si la mode d’aujourd’hui est à la crise financière, à l’économie virtuelle, aux surprimes et autres vie chère, permettez-moi cette marche arrière dans le temps en revenant sur ces quatre termes que sont : Les quotas, contingentement, normes et les labels.
Quotas et contingentement
Le quotas est une décision prise par un état ou groupe d’états (UE) qui limitent en pourcentage une catégorie de marchandises importées annuellement. Le contingentement est une limitation quantitative annuelle des marchandises importées. Au niveau de l'UE les produits contingentés ne peuvent être importés que dans des limites strictement fixées. Ces mesures sont principalement prises dans le cadre des régimes tarifaires préférentiels. Ces décisions qui sont de plus en plus bilatérale (UE en accord avec la Chine sur le textile) sont des mécanismes économique pour protéger le marché local, inciter aux implantations d’entreprise étrangères et ou contrôler le flux d’une catégorie de produit. Elles sont utilisées notamment pour les produits industriels, agricoles, textiles ou sidérurgiques. Une licence d'importation est nécessaire pour pouvoir importer ce type de produit. Mais il est à noter que le recours aux contingents est depuis un certain temps moins souvent motivé par des raisons économiques, car la plupart des pays l’intègrent à leurs cadres réglementaires afin de protéger la santé et la sécurité des consommateurs ou l’environnement.
Normes et labels
La norme est un référentiel publié par un organisme de normalisation comme par exemple AFNOR, CEN, ISO, OASIS, IETF. Elle est industrielle et de plus en plus régie les services. En anglais il n’y a pas de différence entre norme et standard (« norme » se dit « standard »), d’où la confusion au niveau du public.
Les plus connues sont de l'Organisation internationale de normalisation(ISO), le plus grand producteur et éditeur mondial de Normes internationales. ISO est un réseau d'instituts nationaux de normalisation de 157 pays dont le Secrétariat central, situé à Genève en Suisse, assure la coordination d'ensemble. La collection des normes de l'ISO compte plus de 17000 Normes internationales et autres types de documents normatifs qui :
• permettent de développer, fabriquer et fournir des produits et services plus efficaces, plus sûrs et plus propres ;
• facilitent le commerce entre les pays et le rendent plus équitable ;
• fournissent aux gouvernements une base technique pour la santé, la sécurité et la législation relative à l’environnement, ainsi que l’évaluation de la conformité ;
• assurent le partage des avancées technologiques et des bonnes pratiques de gestion ;
• servent à protéger les consommateurs, et les utilisateurs en général, de produits et services ;
L’ISO est une organisation non gouvernementale pour cela elle n'est pas investie de l'autorité de les mettre en vigueur les normes. L’ISO n’est pas un organe de réglementation ou de législation. Les pays sont libres de décider d’adopter les normes ISO fournissent aux gouvernements une base technique pour la santé, la sécurité et la législation relative à l’environnement, ainsi que l’évaluation de la conformité; dans le cadre de leurs règlements ou de les citer dans des lois auxquelles elles servent de base technique.
Néanmoins les normes ISO peuvent devenir une exigence du marché surtout dans le cadre des grands travaux, des marchés publics ou avec des organismes d’un certain prestige.Elles sont délivrées par des prestataires privés: le Système de gestion de la qualité (SGQ) du Service hydrographique du Canada a été enregistré avec la Norme internationale ISO 9001 en novembre 2001 par la firme Deloitte & Touché Quality Registrar Inc.
Le programme de travail de l'organisation s'étend des normes relatives à des activités traditionnelles, comme l'agriculture et la construction, au transport, aux dispositifs médicaux, aux technologies de l'information et de la communication, aux normes relatives aux bonnes pratiques de management et aux services, en passant par la mécanique, la fabrication et la distribution.
Qu'il s'agisse de protection de l’environnement, de consommation d'énergie, de produits bio, d'énergies renouvelables, les labels sont développés pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer les qualités particulières d’un produit ou d’un service.
Nationaux ou internationaux les normes et les labels ont pour but de protéger le consommateur, de susciter la qualité et d’harmoniser l’offre produit.
Les normes barrières non tarifaires
Mais disons le, les normes constituent une barrière non tarifaire aux yeux des praticiens du commerce international, elles obligent l’exportateur à les acquérir et à les intégrer dans les produits ce qui induit des coûts supplémentaires. Il doit obtenir une licence d’importation auprès de l’administration des douanes pour les transactions internationales dans l’un ou l’autre cas.
Mieux comprendre :
Pour caricaturer prenons une élection Miss. Pour toute élection qui se respecte il existe des critères de présélection : âge, niveau scolaire, taille, tours de poitrine et de hanches… Ces critères de présélection sont les normes, car toute candidate qui ne les respecterait pas sera disqualifiée parce que ne respectant pas les « normes ».
Les candidates respectant les critères de présélection donc « aux normes » se verront classées selon leur mérite. Ainsi elles auront été labélisées.
Publié le 17/12/2008 à 12:00 par barter
Le monde du partage devra remplacer le partage du monde. Je souscris entièrement à cette pensée de Claude Lelouch.
Spécialiste en stratégie et développement des entreprises à l'international, je souhaite à travers ce blog partager mes lectures et mes reflexions en développement commercial.
Le mix marketing, ou plan de marchéage est un dispositif au cœur du système marketing opérationnel. Traditionnellement, on parle des 4 P, introduite en 1960 par Jerome McCarty mais largement vulgarisé par Philip Kotler.
Ces 4 P définissent des politiques de mise en marché des produits :
• Product : la politique de produit (choix de la gamme de produits: profondeur de gamme, largeur de gamme...). Le mot produit est employé au sens générique et inclut (le design, l’emballage, le conditionnement, les normes qu'il respecte, les labels, la marque...). Il comprend aussi les services.
• Price : la politique de prix (ex: écrémage, pénétration, prix d'acceptabilité, rentabilité...)
• Place : la politique de distribution (choix du mode, des circuits et des canaux de distribution, force de vente...). La distribution inclus également le Commerce électronique.
• Promotion : la politique de communication (choix du type publicité, promotion, marketing direct, relations publiques...)
Si l’on intègre l’aspect « pays », que l’on ajoute aux 4 P, on arrive bien au concept des 13 P de l’export:
• Paiement : les transactions financières internationales sont-elles maitrisées ?
• Personnel : le personnel possède-t-il les compétences voulues ?
• Planification : les activités ont-elles été planifiées en ce qui concerne le marché, les comptes clients et les représentants ?
• Paperasserie : les documents nécessaires sont-ils identifiés et remplis ?
• Pratiques : les différences culturelles et les pratiques commerciales sont-elles connues et intégrées ?
• Partenariats : un partenaire à-t-il été recruté et une présence forte est-elle assurée sur le marché ?
• Politiques : quelles sont les politiques actuelles et futures de l’entreprise ?
• Positionnement : comment l’entreprise et ses produits sont-ils perçus dans le marché ?
• Protection : les risques sont-ils évalués, des mesures pour protéger l’entreprise, ses marques et produits sont-elles prises ?
Source : Destination : Marchés internationaux, forum pour la formation en commerce international.
Béliournibé Jean Thierry SOMDA